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Histoire & Monuments
de MONTICELLO

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ancienne1_petit.jpg (13447 octets) Chargé de la reconquête sur les Maures, le comte Romain Guido Savelli décide d’attaquer le site fortifié de Castellu Sarracinaghju. Pour se faire il crée, à la fin du IXéme siècle, le Castellu de la Colombaja, et plus à l’est, sur un "monticule" (en latin : monticulus) un bourg fortifié qu’il nommera Monticello (peut être une déformation de Monte Celio, une colline dominant Rome).

Entouré d’un mur d’enceinte perçé de sept portes, il fut renforcé de septs tours qui se dressaient, au lieu-dit Tagliatu, aux deux extrêmités de la Piazza Collu, au lieu-dit Finestrone, de part et d’autre de la Casuccia, et sur la place de la chapelle Sant’Antone, lieu actuel du Palazzu Malaspina:

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ancienne3_petit.jpg (11328 octets) De cet ensemble, il reste la Torra de Casuccia, amménagée en habitation, celle englobée dans la maison Giorgi de la Piazza Collu, et la Torra Malaspina, transformée en palazzu de 1743 à 1748.
Doté, à sa construction, d’un moulin à huile,, puis d’un salon orné de fresques représentant l’Isula au XVIIIéme siècle, ce palais appartint à la sœur de Pasquale PAOLI.
On dit que le ‘’Babbu’’ y écrivit plusieurs lettres et y reçut le bouillonnant Napoléon Bonaparte. Marie MATTEI, une descendante de la sœur de PAOLI, fut la maîtresse de Théophile GAUTIER.

Au Sud-Ouest le cimetière abrite les ruines de l’ancienne paroisse San Quilico, construite au Xéme siècle et qui conserve les traces d’une fresque du XIVéme siècle.
En 1540, malgré une défense héroïque, Monticello fut brulé par les Turcs et les Mauresques, mais les habitants ayant fuit dans la montagnes, les envahisseurs ne purent emmener aucun esclave.

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histoire5_petit.jpg (15645 octets) En Août 1736, alors que la Corse était en pleine révolte contre l’occupant Gênois, I Monticellacci de garde sur les sept tours de défense virent arriver une flotte de quinze navires portant le pavillon de Calvi, dont une galère qui s’approchait du scalu de L’Ile Rousse et de la tour qui le protégeait. Alors que les navires débarquaient près de cent cinquante hommes, les résistants alarmés par le tocsin descendirent attaquer les troupes fraichement arrivées.

La bataille fut gagnée grâce à l’utilisation de mousqueterie qui décimait les hommes et d’une bombarde, amenée à dos de mulet par Antoine Paul Vescovali (de Monticello) qui, depuis le rocher de Ginebaro, coula la galère dans les eaux du Scalu.
Le reste de la flotte s’enfuit, et l’on appris plus tard que trois des bateaux étaient commandés par des Corses traîtres et alliés des Gênois : Morati, Morelli et Cristofini.

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ancienne2_petit.jpg (14007 octets) La légende raconte que les Monticellais, on ne sait à quelle date exacte, avaient attaqué par surprise et saisi une galère barbaresque qui se cachait entre l’Isola-Piana et la Pietra, en vengeance de la razzia de 1540.

 

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